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06 Novembre 2025

Conférence en ligne : Confucius et les « néoconfucianistes » par Georges Charles

À propos de la conférence

Confucius alias Kongzi est toujours présenté comme un parangon de vertu soutenant l’ordre social imposé par l’Empire. Or, il a toujours été très critique vis à vis de celui-ci ce qui lui a valu de ne jamais exercer de fonction officielle de haut rang. Il démontre ce que devrait être le pouvoir idéal mais si on compare ce qu’il propose à ce qui est on se rend compte que ses conseils sont loin d’être suivi. C’est une critique presque souriante mais qui ne fait pas du tout rire le pouvoir en place. Ce qui lui vaut disgrâces et, parfois, l’exil. Il a eu des successeurs que l’on nomme ici et maintenant des « néoconfucianistes » alors que leur principal chef de file Wang Yangming (1472 1529) ne cesse de répéter et d’écrire que « Les Trois Enseignements (doctrines) s’harmonisent en Une » (San Jiao He Yi). Il est donc simplement confucianiste, taoïste et bouddhiste.

Le terme « néo » ne faisant qu’ affaiblir le propos. Egalement tombé en disgrâce il est de nouveau bien vu et étudié. Au Japon il se nomme O’Yomei et est considéré comme celui qui est à l’origine de l’Esprit Samouraï authentique. Celui du Budo. Il prône, en effet, la bravoure, la rectitude, le respect de la parole donnée, la bienveillance élargie aux êtres et aux choses. Mais également l’efficacité (De ou Te). Il demeure donc un modèle qui a influencé les Arts Chevaleresques que l’on persiste à appeler « martiaux ». Il a fondé Xin Xue ou « Ecole de la Pureté du Coeur ». On le limite trop souvent à quelques aphorismes de fin de banquet « Dans certaines circonstances ne rien faire c’est déjà agir » « Pensée et action ne font qu’un » « Chercher à comprendre c’est déjà critiquer » « Dans le doute agis »…
Mais nous irons un peu plus loin.
Mon professeur chinois Wang Zemin (1909 2002), se targuait d’être un de ses lointains descendants et a obtenu l’asile politique en France en faisant valoir ce fait.
GC

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Date de forclusion des inscriptions : le 06/11/2025 à 15h / début de la conférence 19h

NB : Les conférences en ligne de la FFAEMC se tiennent sur zoom. Un lien de diffusion vous sera transmis deux heures avant le début de la conférence.

NB 2 : Les replays des conférences sont transmis les lundis suivant leurs diffusions et sont valables pour une durée de 14 jours.

À propos du conférencier

Georges Charles, né à Paris en 1950, est une figure majeure des arts martiaux chinois et du Qi gong en France. Il pratique les arts martiaux traditionnels depuis 1958 et enseigne depuis 1974.​

Initié au judo puis au karaté avec Henry Plée dès 1960, il découvre les arts martiaux chinois aux États-Unis en 1969. Il pratique ensuite sous la direction de Wang Zemin (Wang Tse Ming), maître chinois né en 1909 à Canton. Entre 1974 et 1977, il effectue plusieurs séjours à Hong Kong et Taiwan pour parfaire ses connaissances et obtenir ses diplômes d’enseignant.​

En 1979, Wang Tse Ming lui lègue la succession de la direction de l’école du Poing des Trois Harmonies (San Yiquan) avec le titre de daoshi. Il devient ainsi l’un des rares Occidentaux à diriger une école traditionnelle chinoise dont l’origine remonterait au treizième siècle. Le 18 octobre 2014, il est officiellement reconnu comme successeur direct en Cinquième Génération de la lignée du Xingyiquan du Hebei avec le titre de « Shengren Daoshi ».​

Il crée l’Institut des arts martiaux chinois traditionnels (IDAMCT) en 1978 et fonde en 1981 le groupement associatif COREAM. Co-fondateur des Arts Classiques du Tao, il regroupe une soixantaine d’associations et une centaine d’enseignants certifiés.​

Georges Charles collabore régulièrement avec la FFAEMC où il anime des conférences sur des thématiques variées. Auteur prolifique, il a publié plus de trente ouvrages et des centaines d’articles dans des revues spécialisées, contribuant ainsi à la diffusion des connaissances sur les arts martiaux chinois et le Qi gong en Occident